Jia Zhang-Ke
invité par Thomas Boutoux

 
  photo: Blaise Adilon [1]

«Plaisirs inconnus», 2002 [1]
Durée 1h53 - Diffusion mardi, jeudi, samedi Avec Zhao Wei Wei, Wu Qiong
A Datong, en Chine, Xiao Ji et Bin Bin, âgés de 19 ans, sont tous les deux au chômage. Se voyant dépourvus d’avenir, ils passent leur temps à traîner dans les rues. Xiao Ji est amoureux de Qiao Qiao, la chanteuse vedette de la région, et vit à travers les fictions américaines. Bin Bin, pour qui sa mère envisage une carrière militaire, aime le karaoké et les dessins animés. Dans cette Chine qui change, les deux adolescents résistent difficilement aux appels du monde occidental et à 'attrait de l'argent facile.

«The world», 2005
Durée 2h13 - Diffusion mercredi, vendredi, dimanche Avec Zhao Tao, Chen Taisheng, Jing Jue
World Park est un parc miniature réunissant les monuments les plus célèbres du monde entier, dans lequel travaille Tao. Chaque jour, elle chante et danse devant le public. Son ami, Taisheng, est l'un des gardes de ce parc à thème. Mais leur relation est compromise: Taisheng est attiré par Qun, une jeune styliste...

Avec le soutien de Ad Vitam Production, Paris
Avec le soutien d’IKEA

 

 

JIA ZHANG-KE
né en 1970 à Fenyang vit et travaille en Chine
Les films de Jia Zhang-ke concernent essentiellement la vie chinoise contemporaine. Son regard acéré et désenchanté se pose sur l’envers du décor d’une Chine largement mythifiée autant par le cinéma chinois grand public que le regard occidental. Lion d’or de la Mostra de Venise en 2006, il présente à l’occasion de la Biennale deux longs-métrages: “Plaisirs inconnus” (2001) et “The World” (2004).

THOMAS BOUTOUX
né en 1975 à Amboise vit et travaille à Paris
Ecrivain, critique d’art, éditeur, enseignant et également commissaire d’expositions, Thomas Boutoux est l’un des membres fondateurs de Metronome Press, structure de production indépendante parisienne. Il dirige également la galerie castillo/corrales dont le programme d’exposition est construit à la manière d’un roman qui serait lu à l’envers.

 

 

«La liste de toutes les raisons qui font de Jia Zhang-Ke un « artiste essentiel de cette décennie» est impressionnante. En vrac ; il a, presque à lui seul et en un film, son premier, Xiao-Wu, artisan pickpocket (tourné en quelques semaines sans budget en 1997) infléchi l’histoire du cinéma contemporain chinois en produisant une oeuvre de référence pour toute une génération de cinéastes qui travaillent en Chine en marge des institutions officielles. »
Thomas Boutoux - Catalogue p. 78