James Webb
invité par Sean O’Toole

«The Black Passage », 2006
Installation lumière, son et espace
Courtesy James Webb
Avec le soutien de Sikkens-Vachon.

 

JAMES WEBB
né à Kimberley, Afrique du Sud vit et travaille à Cape Town
Dans les oeuvres de James Webb, le paysage – en tant qu’espace animé ou inanimé – est imprévisible. Il n’est jamais fixe, jamais décrit comme simple phénomène biologique ou géologique, mais comme espace mythique et magique. Pour la Biennale, James Webb crée un paysage symbolique d’une extrême intensité: un long corridor noir et étroit dans lequel un son puissant évoque une cage d’ascenseur descendant dans la plus profonde mine d’or de Johannesburg.

SEAN O’TOOLE
né en 1968 à Pretoria, Afique du Sud vit et travaille à Johannesburg
Journaliste et essayiste, Sean O’Toole est spécialiste de la photographie pour le Sunday Times. Il contribue également à “Adbusters”, “Art in America”, “Blueprint”, “BBC Focus on Africa”, “Dazed & Confused”, “Eye”, ou “I-D”. Il est l’éditeur de “Art South Africa”.

 

 

S’appropriant différents médias, son oeuvre parcourt les thèmes de l’aliénation, de l’exotisme et des phénomènes environnementaux. « The Black Passage » reproduit le
son de la descente de l’ascenseur situé dans la plus profonde mine d’or d’Afrique du Sud. Le long corridor plongé dans l’obscurité qui constitue l’oeuvre de James Webb propose ainsi au visiteur d’appréhender cette descente verticale à travers une deambulation horizontale. Le son est poussé à l’extrême et l’obscurité est totale afin d’éprouver jusque dans notre corps l’intensité dramatique de cette plongée au coeur de la mine, quotidien exclusivement et longtemps imposé à des hommes de couleur par la minorité blanche d’Afrique du Sud.