Kelley Walker
invité par Anne Pontégnie

 
  photo: Blaise Adilon [2] [3] [4]


« Untitled Redux (Projet pour
le Musée des Beaux-Arts, Nancy) »,
2005 [1]

Impression digitale sur papier journal
24 feuilles, dimensions 98.7 x 71.1 cm
Courtesy de l’artiste, Paula Cooper Gallery, New York,
et Catherine Bastide, Bruxelles.

« Untitled », 2006 [2]
Lightbox
103 x 77 cm
Collection privée, Courtesy White Cube, Londres.

 


« Circle in circle », 2006 [3]

Boule à facette en chocolat, moteur, chaîne
61 cm de diamètre
Courtesy de l'artiste et Paula Cooper Gallery, New
York.

«Untitled», 2005-2007 [4]
Impression digitale sur papier journal,
27 pages, dimensions 40,6 x 55,9cm

Courtesy de l’artiste, Paula Cooper Gallery, New York, et Catherine Bastide, Bruxelles, avec le soutien de Sylvie Winckler - Tirage spécial réalisé par le quotidien Metro pour la Biennale de Lyon.

 

KELLEY WALKER
né en 1969 à Colombus, Géorgie, USA vit et travaille à New York
Le travail de Kelley Walker oppose une résistance active et critique aux formes posées par la diffusion de l’art aujourd’hui. L’artiste s’approprie différentes images dont le caractère iconique est accentué pour en bouleverser la banalité et en retrouver l’efficacité. A l’occasion de la Biennale de Lyon, Kelley Walker présente un ensemble d’oeuvres liées à la presse
.

ANNE PONTÉGNIE
née en 1969 vit et travaille à Bruxelles
Chief curator du WIELS, centre d’art contemporain de Bruxelles, Anne Pontégnie est également critique d’art (“Art Forum”, “Art Press”, “Frog”…). Elle organise de nombreuses expositions consacrées à Mike Kelley, Franz West, Christopher Wool et mène des programmes de productions d’art contemporain (Les Nouveaux Commanditaires). Avec le Consortium de Dijon et Robert Nickas, elle est commissaire de la Biennale de lyon 2003, “C’est arrivé demain”.

 

 

kelley walker oppose une résistance active et critique aux formes traditionnelles de
diffusion de l’art qu’il essaie d’infléchir. S’il reconnaît bien volontiers aux expositions de musées ou de centres d’art leurs capacités infinies de création, ces expositions lui semblent en revanche mieux convenir à la production d’objets (peintures ou sculptures par exemple) qu’à la manipulation d’images et à leur diffusion en masse. Kelley Walker s’approprie en effet différentes images aux caractères évidents (photos de presse, personnages célèbres, boules disco, ublicités…) dont il accentue l’intensité par des techniques de découpage, de sérigraphie ou d’accumulation. A l’occasion de la Biennale, le journal Metro publie une édition spéciale constituée d’une oeuvre de Kelley Walker que le public est libre d’emporter.
«En 2005, Xavier Douroux1 et moi avons invité Kelley Walker à répondre à une commande
portée par un groupe de journalistes de L’Est Républicain. Dans le cadre d’une exposition consacrée à la procédure des Nouveaux Commanditaires au Musée des Beaux-Arts de Nancy, six commandes de ce type avaient été passées à des habitants de la ville. A l’origine, l’oeuvre de Kelley Walker devait être publiée dans le journal et distribuée à ses lecteurs. Elle ne l’a jamais été. A l’occasion de la Biennale de Lyon, Metro nous a offert la possibilité d'enfin réaliser l'oeuvre telle qu'elle avait été imaginée. »
Anne Pontégnie - Catalogue p. 241

1. Co-directeur du Consortium de Dijon. Xavier Douroux (avec Franck Gautherot, Éric Troncy Anne Pontégnie, et
Robert Nickas), a été commissaire invité de la Biennale de Lyon 2003.