Christian Holstad
invité par Nicolas Trembley

 
  photo: Blaise Adilon


«Members of the Leather Beach», 2007
est composé de :
Camionette, diffusion sonore, sable noir, tapis rouge

«Shirts», 2007
Collage, papiers assortis, 82 x 97 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo
Avec le soutien de Sikkens-Vachon

«Shorts», 2007
Collage, papiers assortis, 82 x 69 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Shoes», 2007
Collage, papiers assortis, 33 x 31 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Bic Lighter», 2007
Sculpture molle - laine, plastique - Dimensions variables
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Torches», 2007
Sculpture - Bois, sous-vêtements, laine teintée, ruban velours, mousse, bandes de cuir
163 x 18 x 18cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«2(x)ist Lawn Chair», 2007
Sculpture - Chaise structure aluminium, élastiques de sous-vêtements, teinture, liens
89 x 61 x 61 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«2(x)ist Lawn Chair Lounge», 2007
Sculpture - Chaise structure aluminium, élastiques de sous-vêtements, teinture, liens
77 x 64 x 165 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Sun and Rays», 2007
Sculpture - Tissu de cotton, glue - 41 cm de diamètre
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Leather Letter Practice Makes Vests», 2007
Sculpture - Cuir, fils de glue - 61 x 54 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

 


«Rifle Gun Case», 2007
Sculpture - sous-vêtements et élastiques, polyester, tissu coton, teinture, fermeture éclair
143 x 418 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Velvet Ropes and Poles», 2007
Sculpture - Mousse, velours de coton, branchement électrique, fils, tissu métalisé
7 piliers : 102x31x31 - 8 cordes : 293 x 5 x 5cm
Courtesy Christian Holstad / Daniel Reich Gallery

«Jackets», 2007
Sculpture - Tissu de chanvre, taches d’herbes de blé, acrylique - 89 x 64 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Practice Makes Leather Wallpaper», 2007
Papier peint, cuir, canons isolants - 13 x 41 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Sweater», 2007
Sculpture, sweat-shirt vintage, perles, hématites, transfert couleur Xerox - 61x56cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Meditation on Darkness», 2005
Sculptures - Sous-vêtements, perles, hématites, bois, coton, taches d’herbes
45 x 28 x 8 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

«Hemp Jeans», 2007
Sculpture - tissu de chanvre, taches d’herbes, acrylique
Courtesy Christian Holstad / Galleria Massimo de Carlo

«Resourcing Alternative Energies (thank you)», 2006
Sculpture - livres, câble métallique - dimensions variables
Courtesy Christian Holstad / Galleria Massimo de Carlo

«In Order to exist», 2005
Cordages, sous-vêtements, peinture, crayons, boîtes d’allumettes - 59 x 36 x 9 cm
Courtesy Christian Holstad / Galerie Massimo de Carlo

 

CHRISTIAN HOLSTAD
né en 1972 en Californie vit et travaille à New York
Les oeuvres de Christian Holstad consistent en une esthétisation spectaculaire des dissonances sexuelles. L’artiste associe techniques artisanales (crochet, couture…) et peinture, vidéo, sculpture ou performance, actualisant les techniques et idées de libération sexuelle, de contre-culture ou de droits civiques des années 70 pour en désigner la conversion actuelle. Pour la Biennale, Holstad représente la salle de réunion des “Members of the Leather Beach”, (membres de la plage de cuir), une communauté protestataire qui s’accroît de jour en jour sur le net, proposant de nouvelles manières de collaborations démocratiques qui échappent à toutes formes de contrôles.

NICOLAS TREMBLEY
Né en 1965 à Genève vit et travaille à Paris
Cofondateur en 1995 avec Stéphanie Moisdon du Bureau des Vidéos (BdV), agence d’édition, de diffusion, de production d’oeuvres vidéo d’artistes, Nicolas Trembley est critique et commissaire indépendant.Collaborateur régulier de “Frog”, “Art Forum” ou “Numéro”, il est chargé des projets au Centre Culturel Suisse de Paris.

 

 

Pour la Biennale, christian holstad s’est inspiré de l’environnement de la Sucrière. On entre dans un espace théâtral qui ressemble, avec ce rétroviseur peint à même le mur, à la cabine d’un véhicule. Cet espace se poursuit à l’extérieur du bâtiment avec une vraie camionnette, capot ouvert, laissant s’échapper des fils électriques qui montent jusqu’à un empilement d’ouvrages en guise de batterie. Constituée d’éléments à la fois disparates et très cohérents, l’oeuvre de Christian Holstad est un espace de repos comme en attente d’un événement.

« Holstad défie les critères stylistiques normatifs et produits des oeuvres à chaque fois différentes. Il y mêle la mode, le design, la sculpture et le collage, medium qui pourrait résumer son oeuvre en général: un grand collage où se juxtaposent des références au cinéma de monstres, «Massacre à la tronçonneuse», Hulk, les jockstraps, les boucliers anti-émeutes de la police ou encore la nourriture bio. Tout d’abord potier puis adepte d’un yoga intensif, Holstad est l’héritier des années 70 et du mouvement hippie où se mêlaient liberté, contre-culture, contre-pouvoirs, droits civiques, nomadismes et marginalité, notions désormais polémiques qu’il tend à réactualiser. »
Nicolas Tremblay - Catalogue p. 256