David Hamilton
invité par Éric Troncy

 
  photo: Blaise Adilon

34 photographies
Avec le soutien du British Council
Avec le soutien de Sikkens-Vachon

 

DAVID HAMILTON
né en 1933 en Grande-Bretagne vit et travaille dans le sud de la France
Depuis la fin des années 70, David Hamilton s’est installé comme un acteur majeur de la photographie contemporaine. Il reste un artiste controversé, tant pour sa technique photographique que pour l’imagerie que ses sujets drainent.

ERIC TRONCY
né en 1965 à Nevers vit et travaille à Dijon
Auteur, critique d’art et commissaire d’exposition (“No man’s time”, “Coollustre”, “Dramatically Different”, “Superdefense”…), Eric Troncy collabore à de nombreuses revues (“Numéro”, “Art Press”, “les Inrockuptibles”, “Beaux-Arts”…). Depuis 2005, il publie avec Stéphanie Moisdon le magazine “Frog”. Il est également co-directeur du Consortium de Dijon qui fut commissaire, avec Anne Pontégnie et Robert Nickas, de l’édition 2003 de la Biennale de Lyon “C’est arrivé demain”.

 

 

Les photos choisies ici l’ont été pour leur thème commun à partir d’un ensemble de plus de 300 images prises sur près de trente ans. Elles montrent combien l’imagerie de david hamilton a toujours une influence sur la photographie contemporaine, particulièrement la photographie de mode. Elles montrent aussi que notre regard a changé tout au long de la décennie et s’est chargé des nombreuses affaires liées à la protection de l’enfance qui ont secouées la société ces dernières années. Le regard que nous posons désormais sur les jeunes modèles d’Hamilton n’est plus celui des années 70, lorsque ces mêmes images peuplaient les chambres et la couvertures des agendas du monde entier.

«J’ai décidé d’exposer, en 2007, un peu du travail de David Hamilton. Il est né à Londres en 1933, et vit en France de longue date. Il ne fait pas mystère d’avoir choisi ce pays parce qu’il incarnait à ses yeux une forme spéciale de liberté. Deux sondages (en 1992 pour le journal Le Monde et en 2000 pour le magazine Réponse Photo) l’ont désigné comme le photographe le plus connu des français – que ses oeuvres ne soient, à ma connaissance, présentées dans aucune des collections permanentes des grands musées ne dit rien de spécial au-delà de la confirmation d’un triste conformisme. »
Eric Troncy - Catalogue p. 258